SELON
VOTRE PRÉFÉRENCE:traitement
traditionnel ou traitement sans cavitation (craquement
) ni torsion
HISTORIQUE
| FORMATION
Bien que la manipulation vertébrale serve de traitement
depuis la Grèce antique, la chiropratique est
une discipline relativement récente, établie
en 1895. Elle découle de traditions de guérison
«énergétique» alors courante
auprès de la clientèle éclectique
de médecins américains. Cette pratique
a évolué à une époque où
les patients recherchaient des traitements sans médicaments
de préférence aux médicaments traditionnels
au potentiel toxique (1). D.D Palmer, un guérisseur
magnétique américain, était convaincu
que les maladies sont souvent causées par des
subluxations des vertèbres, responsables d’une
interruption des impulsions nerveuses, et qu’en
corrigeant ces subluxations, l’organisme peut
guérir de lui-même. Cette conviction demeure
un précepte important de la chiropratique.
En 1997, l’ "Association of Chiropractic Colleges",
représentant 16 collèges de chiropratique
nord-américains, est parvenu au consensus selon
lequel la chiropratique s’intéresse à
la préservation et à la restitution de
la santé et est axée sur la subluxation.
Elle définit la subluxation comme un ensemble
de modifications articulaires, fonctionnelles ou pathologiques
qui compromettent l’intégrité neurale
et peuvent influer sur la fonction du système
organique et l’état de santé global (2).
En Amérique du Nord, la chiropratique est la
discipline la mieux établie parmi celles que
les praticiens de la médecine traditionnelle
considèrent comme une médecine parallèle (3). Les chiropraticiens des États-Unis
sont devenus le troisième groupe de professionnels
de la santé en importance (après les médecins
et les dentistes) à avoir un premier contact
avec des patients (4). Au Canada, environ 5
000 chiropraticiens et 56 000 médecins possèdent
le droit d’exercer (communication personnelle,
AMC [Betty Green, Southam Group, 9 novembre 2000], 2000) (5). Aux États-Unis, on compte 70 000
chiropraticiens et 778 000 médecins (6).
Chaque année, plus de 4 000 chiropraticiens sont
diplômés dans 30 établissements
d’enseignement et, étant donné les
inscriptions à la hausse, le nombre de chiropraticiens
américains devrait passer à 145 000 d’ici
2015
RÉFÉRENCES
1. Micozzi MC. Complementary care: When
is it appropriate? Who will provide it? Ann Intern Med
1998;129:65-6.
2. Association of Chiropractic Colleges. A position
paper on chiropractic. J Manipulative Physiol Ther 1997;19:633-7.
3. Cooper RA, Laud P, Dietrich CL. Current and projected
workforce of nonphysician clinicians. JAMA 1998;280:788-94.
4. Shekelle PG. What role for chiropractic in health
care? N Engl J Med 1998;39:1074-5.
5. Haldeman S, Carey P, Townsend M, Papadopoulos C.
Arterial dissections following cervical manipulation:
The chiropractic experience. CMAJ 2001;165:905-6.
6. American Medical Association. Physician Characteristics
and Distribution in the U.S. 2000-2001.
<www.aap.org/workforce/demographics2001.ppt> (version
à jour au 2 janvier 2002)
FORMATION
ET VALIDATION
Au Canada, la formation chiropratique se donne au Canadian
Memorial Chiropractic College (CMCC) à Toronto
et à l’Université du Québec
à Trois-Rivières (UQTR). Les deux programmes
sont agréés par le Conseil Canadien de
l’Enseignement Chiropratique (CCEC) dont les
normes rejoignent celles de son pendant américain,
le "Council on Chiropractic Education", reconnu par le
département de la santé des États-Unis.
UNE FORMATION UNIVERSITAIRE DE 7 ANS
Les étudiants en chiropratique sont soumis à
un programme d’étude rigoureux, semblable
à celui des autres professionnels de la santé.
Les conditions d’admission y sont similaires.
Les candidats au programme agréé du CMCC
doivent avoir complété une formation universitaire
préalable d’au moins trois ans. Environ
90 pour cent des étudiants admis au programme
du CMCC détiennent un diplôme de premier
ou de deuxième cycle universitaire. Le programme
du CMCC comporte quatre années d’étude
à temps plein, dont un internat de 12 mois dans
les cliniques du collège. Au Québec, les
candidats doivent au préalable détenir
un diplôme de CEGEP. Le programme de chiropratique
de l’UQTR dure cinq ans.
UNE
FORMATION MULTIDISCIPLINAIRE
En plus de ses composantes théoriques, la formation
en chiropratique requiert une expérience clinique
encadrée par des professeurs
hautement qualifiés. Cette expérience
pratique porte sur les protocoles d’examen clinique,
de diagnostic, de traitement et de demande de consultation.
Les antécédents fort diversifiés
des enseignants du CMCC et de l’UQTR assurent
aux étudiants un vaste champ d’expériences.
En effet, outre la chiropratique, ils proviennent de
divers secteurs, comme les sciences biologiques, la
pathologie, la médecine et la psychologie.
Les
programmes du CMCC et de l’UQTR incluent tous
deux des cours d’anatomie, de biochimie, de physiologie,
de neurologie, d’embryologie, de principes de
la chiropratique, de radiologie, d’immunologie,
de microbiologie, de pathologie, de nutrition et de
sciences cliniques liées en particulier au diagnostic.
La
formation en radiologie est particulièrement
poussée, couvrant des aspects qui vont de la
biophysique et de la protection des radiations à
l’interprétation clinique des radiographies
et au diagnostic. La formation en radiologie comporte
360 heures de cours qui sont suivies par un internat
clinique.
Le
CMCC et l’UQTR ont également tissé
des liens – officiels et informels – avec
d’autres universités canadiennes. Ainsi,
les professeurs et les étudiants du CMCC mènent
actuellement des recherches avec des collègues
de l’Université de l'Alberta, l’Université
de Calgary, l’Université de la Saskatchewan, l'Université McMaster
, l’Université de Toronto et l'Université Ryerson
. De son côté, l’UQTR collabore
avec l’Université du Québec à
Montréal et l’Université Laval.
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